Samedi 10 mai : Permis pêche de loisir en mer, suite ou fin?, de réelles propositions pour préserver la ressource:

- Abandon de l'idée d'un permis de pêche en mer "payant"

- A l’instar des adeptes de chasse sous-marine, les pêcheurs de loisir pourraient en revanche devoir se déclarer.

- Les pêcheurs plaisanciers devraient marquer tout poisson capturé en coupant la partie supérieure de la nageoire caudale.

- le principe d’une période de repos biologique pour les espèces menacées ou très ciblées devrait également être retenu.

- la lutte contre le braconnage serait accrue avec, en outre, une augmentation significative des peines « plancher » et une confiscation du bateau ou du véhicule en cas de récidive.

Lire le communiqué FNPPSF .

Jeudi 6 mars, consultez l'article Ouest France, Jean KIFFER  s'exprime au sujet des  suites du Grenelle de l'environnement et de l'éventualité d'un permis pêche de loisir!

La CNPPM (FNPPSF et FFPM) écrit à M. le Ministre de l'environnement et du développement durable pour intégrer les représentants de la pêche maritime de loisir dans les groupes de travail .

Vous avez dit Grenelle de l'environnement !

Curieusement les représentants de la pêche de loisir ou dite "récréative" n'y ont pas été invités !

Dans le groupe n°2 . Préserver la biodiversité et les ressources naturelles, les associations de protection de l'environnement (conservatoire du littoral, wwf, greenpeace....) aux quelles les représentants de la pêche professionnelle se sont associés semblent avoir "tiré les ficelles" !

Dans les conclusions, bon nombre de propositions nous concernent!

Quelques extraits du rapport:

SYNTHESE ET PRINCIPALES MESURES

Stopper partout la perte de biodiversité
Atteindre un objectif ambitieux pour le bon état écologique des masses d’eau en 2015.
Gérer durablement la mer.
Protéger les patrimoines naturels remarquables et menacés et les paysages.

Organiser l’action en faveur de la biodiversité.
Proposer la création d’une organisation nationale et cohérente de la biodiversité et renforcer la concertation.
Mesures économiques favorables à la biodiversité.
Mettre la biodiversité au coeur des politiques en renforçant la stratégie nationale et en mettant en place des stratégies territoriales.
Connaître et faire connaître.
Recherche et expertise scientifique : création d’un observatoire de la biodiversité.
Renforcer la recherche scientifique sur la biodiversité et création d’une fondation pour la recherche en biodiversité.

L’adoption d’une loi d’orientation sur la mer doit permettre de clarifier les responsabilités des différents acteurs.
Coordonner une gestion systémique de la mer, de la côte à la haute mer, basé sur le fonctionnement écologique des
écosystèmes, intégrant toutes les activités (pêche, extraction de granulats, dragages…), et fondée sur une connaissance renforcée et partagée.
Dans ce cadre, la pêche française doit être confortée durablement par une gestion des stocks halieutiques par pêcherie et par un réseau
complet d’aires marines protégeant les frayères et nurseries ainsi que les habitats les plus remarquables.

Afin d’améliorer la gestion des espaces et des espèces naturels, il est proposé de regrouper les nombreux établissements publics concernés dans une seule organisation traitant de la biodiversité (pourquoi pas une agence ?).

Pour une prise en compte de la biodiversité par les institutions, il est proposé de travailler à l’introduction d’un critère biodiversité et carbone dans le calcul de la Dotation Globale de Fonctionnement des Collectivités Territoriales et, à pression fiscale constante, de basculer
progressivement d’un régime de taxation du capital et du travail à une fiscalité sur la consommation d’espaces et des ressources naturelles.

L’exploitation des ressources halieutiques doit trouver un meilleur équilibre, et la protection des écosystèmes où se renouvellent les stocks de poisson doit être renforcée.

Aider à la mise en oeuvre des plans d’action locaux pour la biodiversité dans chaque collectivité, mettre en oeuvre un outil de type Natura 2000 d’ici 2010 et développer le réseau des aires protégées terrestres et marines, dans le respect des dimensions culturelles, locales et identitaires.

D'ou l'objectif du comité opérationnel « Gestion intégrée mer-littoral » qui doit proposer un projet de loi ce printemps :
Gestion des stocks halieutiques par mise en place des Unités d’Exploitation et de Gestion concertées et par un réseau d’aires marines protégées (10 aires marines protégées d’ici 2012, couvrant 10% des eaux territoriales) à gestion concertée avec zones sans prélèvements ; encadrer la pêche de loisir à pied ; éradiquer la pêche illégale dans les eaux sous juridiction française.