• Port_Racine.jpg
  • cherbourg pour baniere.jpg
  • 100_6837 rduite.jpg
  • appun baniere.jpg
  • st marcouf web.jpg
  • ports-barfleur-pour baniere.jpg
  • Portbail - Mare haute.jpg

Nouveaux avis scientifiques sur la raie brunette

Alain CADEC, Président de la commission pêche au parlement Européen : j’appelle la Commission européenne à autoriser une pêche accessoire

ActualitéAu Parlement européenCommission Pêche

Un récent avis du Comité Scientifique, Technique et Économique de la Pêche (CSTEP) européen constate une amélioration du stock de raie brunette en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Il estime que la réouverture d’une pêche ciblée de cette espèce est encore prématurée mais laisse la porte ouverte à une pêche accessoire réduite et étroitement surveillée.

J’appelle la Commission européenne à autoriser a minima une pêche accessoire pour la raie brunette.

Maintenir l’interdiction totale serait une aberration économique, scientifique et environnementale ! Les scientifiques expliquent en effet qu’une pêche accessoire bien encadrée permettrait de mieux évaluer l’état du stock. La Commission doit les écouter.

J’ai écrit au Commissaire Vella pour l’inviter à venir sur place, avec les pêcheurs, constater l’abondance du stock dans certains secteurs. Je ne doute pas qu’il acceptera cette invitation et qu’il constatera l’abondance de cette espèce dans ces secteurs, ce qui le conduira à faire preuve de pragmatisme.

Compte rendu de la commission Européenne du 26 janvier sur le bar.

La Commission européenne a annoncé des mesures visant à éviter l'effondrement du stock de bar en déclin. Immédiatement des mesures d'urgence efficaces seront  d’imposer  une interdiction de pêche sur le ciblage des stocks de poissons par chalutage alors qu'il se reproduit  pendant la saison de ponte, qui se étend jusqu'à la fin de Avril. Elle sera complétée par d'autres mesures pour s’assurer que tous ceux qui  pêchent le bar apportent une contribution juste et équilibrée pour sauver le stock.

Le commissaire européen à l'Environnement, des Affaires maritimes et de la pêche, Karmenu Vella, a déclaré: ". L'impact de l’effondrement ce stock serait catastrophique pour l’économie des pêcheurs et des communautés côtières, il s’agit de sauver le bar et de sauver des emplois dans les secteurs du commerce  de la pêche récréative. Je suis fier de notre réaction rapide à ce qui est «un danger immédiat pour le stock ».

L'interdiction de chalutage pélagique est une première étape cruciale dans ce paquet de mesures. Cette interdiction permettra de protéger le stock, qu’il ne soit plus pris pour cible pendant qu’il est le plus vulnérable lorsque le poisson se rassemble en bancs pendant la saison de frai pour se reproduire.

La saison de ponte est déjà en cours et durera jusqu'à la fin du Avril. Le chalut pélagique sur est une source majeure de mortalité et réduit le stock reproducteur car il représente 25% de l'impact sur le stock. Avec une réduction du stock reproducteur, sans nouvelles mesures de reconstitution, l’espèce serait en voie de disparition. La mesure entrera donc en vigueur immédiatement et durera jusqu'au 30 Avril 2015. Elle s’appliquera à la Manche, la Mer Celtique, la Mer d'Irlande et le sud de la mer du Nord.

La pêche commerciale et récréative

Afin d'aider le stock de bar à récupérer, plus d'actions sont nécessaires afin d’évaluer l’impact de toutes les autres activités de pêche commerciale et récréative.

Par conséquent, la Commission procède actuellement à un travail renouvelé et urgent afin d'aider le Conseil et les États membres à mettre en place un ensemble de mesures pour gérer les pêches commerciales et récréatives du bar plus efficacement.

Pour la pêche récréative qui représente 25% des captures de bar, serait prévue une limite de trois poissons par jour et par pêcheur. Les États membres devront également définir une taille minimum de 42 cm afin que les poissons ne soient pas pris, mais sont relâchés, avant qu'ils n’aient pu se reproduire.

Pour d'autres pêches commerciales que le chalutage pélagique, ce serait aussi d’inclure la limitation des captures. La Commission travaille avec les États membres concernés à préparer une proposition au Conseil des ministres dès que possible.

Sur le fond du problème :

Le bar est l'un des poissons les plus précieux,  de nombreux pêcheurs, surtout les petites entreprises de pêche,  en dépendent. Les analyses scientifiques récentes ont renforcé les préoccupations antérieures de la pêche non durable conseillent de toute urgence une réduction substantielle de la mortalité par pêche. Nous assistons à un déclin rapide du bar qui risque de conduire à un effondrement si aucune mesure n’est prise. Les organismes scientifiques internationaux ont appelé à une réduction de 80% des captures afin de renverser la situation.

 

Environ 100 navires  de pêche dépendent à un degré plus élevé pour une partie de l'année du chalutage pélagique du bar, alors que pendant le reste de l'année leur revenu se compose aussi d'autres pêches. Il ya cependant plusieurs centaines de petits pêcheurs qui dépendent uniquement du bar  pour leurs revenus et pour qui trouver une autre source de revenus est beaucoup plus difficile. Avec plus de 1,3 million de pêcheurs à la ligne en France et un autre 800 000 au Royaume-Uni, des milliers d'emplois dépendent aussi de la pêche récréative.

 

Après une absence d'accord entre les États membres depuis 2012 sur des mesures coordonnées et efficaces pour protéger ce stock important et une autre l'absence d'accord des ministres de l'UE en conseil des pêches de Décembre, le 19 Décembre 2014, le Royaume-Uni a fait une demande officielle à la Commission de prendre des mesures d'urgence . La Commission a ensuite consulté les États membres concernés et analysé les preuves scientifiques disponibles. Sur la base des discussions avec tous les États membres et sur la base de preuves scientifiques, la Commission a pris sa propre décision.

La Commission a déjà pris de telles mesures d'urgence pour protéger les stocks vulnérables, plus récemment avec l'anchois dans le golfe de Gascogne.

Communiqué FNPPSF : les récentes mesures européennes concernant le « bar »

 

Les fédérations signataires de la charte, dont la FNPPSF, tiennent à préciser leur position et à rappeler les deux mesures qui sont indispensables pour reconstituer les stocks de bar actuellement menacés :

La généralisation d’une taille minimale de capture de 42cm pour tous les pêcheurs européens, professionnels ou amateurs.

L’interdiction totale de pêche pendant la période de reproduction, sur toutes les zones et pour tous les métiers.

La FNPPSF tient à réaffirmer par ailleurs son opposition catégorique à un quota journalier de pêche du bar ou de toute autre espèce. Une telle mesure serait injuste, inutile et dommageable pour toutes les filières concernées.

Injuste car la particularité de la pêche de loisir du bar est d'être très aléatoire. Il est injuste et stupide de priver de sa pêche un passionné réussissant à capturer quelques poissons lors d'une rare journée favorable.

Inutile car une telle mesure pénaliserait surtout l’immense majorité des pêcheurs de loisir qui pratiquent leur passion avec responsabilité.

D’autres moyens plus ciblés et plus efficaces existent pour lutter contre le braconnage. Il suffit de les mettre en place !

Dommageable car les pêcheurs de loisir contraints à une telle restriction seraient nombreux à abandonner leur passion. Il en résulterait inexorablement de graves conséquences économiques pour toutes les filières concernées : nautisme, matériel de pêche, équipements, restauration, hébergement...

Dans un esprit constructif, les représentants des fédérations ont déclaré qu'ils n'étaient pas opposés à une mesure consistant à instaurer un quota annuel ou éventuellement mensuel. Une telle limitation, pour être efficace et ne pas pénaliser les pêcheurs responsables, devra être établie dans l’unique objectif de permettre de mieux combattre et de sanctionner les pratiques abusives. Les fédérations réclament régulièrement que la minorité de pêcheurs braconniers, bien connus des autorités, soient poursuivis avec la plus grande fermeté dans le cadre des conventions prévues à cet effet.

 En outre, les fédérations représentatives des pêcheurs de loisir réclament la poursuite des travaux entrepris dans le cadre de la Charte pour une pêche de loisir éco-responsable. Nous demandons notamment la mise en place d’une déclaration gratuite et obligatoire pour tous les pêcheurs de loisir.

La FNPPSF et les autres fédérations signataires de la charte tiennent à rappeler que les chiffres sur lesquels la commission européenne s’appuie pour élaborer ses mesures sont antérieurs à 2012. Depuis cette date les pêcheurs de loisir ont accepté une taille minimale de 42cm se traduisant selon les zones par une baisse de capture de 40% à 60%.

Nos adhérents, mais aussi tous les pêcheurs amateurs en mer, ne comprendraient pas d’être à nouveau pénalisés après les efforts qu’ils viennent de consentir ...

La FNPPSF regrette l’attitude des certains élus qui encouragent les pêcheurs professionnels à ne pas accepter les récentes mesures d’urgence prises par la Commission européenne pour protéger le bar pendant la période de reproduction.

Celles-ci devraient, au contraire, être généralisées à tous les métiers de la pêche et à toutes les zones. A son initiative, la FNPPSF appelle, comme elle l’a déjà fait les années précédentes, tous ses adhérents et tous les pêcheurs récréatifs du bord et en bateau à ne pas pêcher le bar du 21 janvier au 30 avril 2015.

Communiqué FNPPSF du 19 janvier 2015

Jean KIFFER

Président de la FNPPSF

Les ligneurs bretons, une voix discordante sur le bar

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

La décision de la Commission Européenne d'interdire aux chalutiers pélagiques de pêcher le bar en Manche du 1er janvier au 30 avril est tombée il y a quelques jours, laissant toute une profession sous le choc.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Cette pêcherie du bar au chalut pélagique est d’un développement récent et avant 1995 les captures n’étaient que marginales. Comment expliquer que, sur cette période, seule la France ait autorisé et encouragé le développement de cette flottille opérant sur la ressource « bar » exclusivement pendant la période de reproduction ?

Dans le même temps, les autres Etats faisaient tout pour brider cette activité, allant même jusqu’à en interdire la pratique à leurs ressortissants ? Il tombe sous le sens que pêcher un poisson sur ses frayères c’est un peu couper la branche sur laquelle on est assis. Comment espérer une belle récolte si on ne laisse pas l’arbre fleurir ?

Et pourtant il y en a du monde sur cette branche : les ligneurs excessivement dépendants de l’espèce, mais aussi les fileyeurs, les chalutiers traditionnels, la pêcherie de loisir dont on sait les retombées économiques vitales pour toute l’économie littorale...

Cette mesure d’interdiction prise dans l’urgence ne constitue que la première salve d’une série de mesures dont on sait qu’elles vont être douloureuses pour toutes les parties prenantes.

Elle traduit la faillite d’un système, et si la Commission Européenne se résout à prendre une décision aussi radicale sur une espèce dont la gestion est normalement déléguée aux pavillons nationaux, c’est précisément parce que les états nationaux ont échoué dans cette obligation de gestion. La France porte une lourde responsabilité dans cet échec.

Le système de gestion à la française dit de co-gestion est pourtant un dispositif efficace ayant donné sur la plupart des espèces des résultats performants : quoi de plus judicieux que de confier aux pêcheurs la prise de décisions ensuite validées par les services de l’Etat ? Qui mieux que le pêcheur est capable d’identifier les limites à ne pas dépasser, pour rapidement mettre en œuvre leurs mesures d’autorégulation avec une efficacité prouvée ?

Pourtant dans le cas du bar ça n’a pas marché !

Ca n’a pas marché parce que très rapidement, les représentants du segment le plus productiviste des pêches professionnelles ont phagocyté les instances décisionnelles, bloquant toute décision courageuse, et initiant années après années les seules mesures favorisant leur prise de profit immédiat sans la moindre considération pour les impératifs de préservation des ressources.

Ce fiasco dans la gestion du bar, c’est la faillite d’un système de représentation professionnelle qui n’a pas su s’appuyer sur une composition paritaire des différentes composantes de la pêcherie. Un système qui n’a pas su associer scientifiques, pêcheurs de loisirs, ONG, élus politiques à un défi qui nous intéresse tous.

Alors quand nos représentants professionnels poussent leurs cris d’orfraie, dénonçant des mesures aux conséquences dramatiques, nous les renvoyons à leur propre responsabilité. Elus présidents de toute une communauté, ils auraient dû défendre les intérêts de tous. Au lieu de cela, ils ont servi les seuls intérêts de leurs électeurs, avec un parti pris coupable et une vergogne sans pareille. Le travers sans doute d’un système électif uniquement fondé sur une représentation syndicale, naturellement plus à l’aise dans la négociation sociale que sur ces enjeux de gestion des ressources halieutiques.

 

Les stocks de bar sont en danger… L’Europe prend des mesures d’urgence…

 

Repos biologique du bar 

La commission européenne vient d’interdire la pêche du bar au chalut pélagique du 20 janvier 2015 au 30 avril 2015. Cette mesure est un grand pas en avant pour la protection de cette espèce.

Mais pourquoi ne pas avoir étendu cette mesure à toutes les zones et à tous les métiers de la pêche ?

Nous craignons que cette situation engendre des reports aux conséquences désastreuses.

La FNPPSF appelle donc tous ses adhérents et tous les pêcheurs plaisanciers sportifs ou récréatifs à ne pas pêcher le bar du 20 janvier au 30 avril 2015.

 

                                                                                                                                   Communiqué FNPPSF

Agenda

août 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Espace réservé aux membres du comité. Veuillez rentrer vos informations de connexion pour accéder à l'espace membre.